Henri Salvador – Saint-Germain-des-Prés
Extrait audio et paroles

By | 4 août 2017
Archives du site, article #10
 
Henri Salvador est indéniablement une des sources d’inspiration française de chanteuses comme Clémentine et Lisa Ono. Non pas le fantaisiste de Zorro est arrivé, ou du Blouse du dentiste, mais le guitariste de jazz, un temps accompagnateur de Django Reinhardt et qui, après avoir séjourné pendant les années de guerre en Amérique du Sud, revient en France avec un jeu de guitare unique et une voix douce et profonde à la fois, puis rencontre de nombreux musiciens et intellectuels, et compose d’innombrables succès dans les années cinquante.
La chanson que je présente aujourd’hui a été composée par Léo Ferré en 1950 et évoque un Quartier Latin mythique, où se rencontrent de grands écrivains comme Racine ou Apollinaire et des poètes désargentés. La voix d’Henri Salvador, son jeu de guitare complexe et doux sont en parfaite harmonie avec les paroles, et font de cette chanson une véritable chef d’œuvre. Ecoutez :
 
(Archives du site : cet article a été écrit en 2011, dans la toute première version de ce blog.)
 




Paroles de la chanson « Saint-Germain-des-Prés »
chantée par Henri Salvador

( Paroles et musique : Léo Ferré )

 

  1   J’habite à Saint-Germain-des-Prés
  2   Et chaque soir j’ai rendez-vous
  3   Avec Verlaine
  4   Ce vieux pierrot n’a pas changé
  5   Et pour courir le guilledou
  6   Près de la Seine
  7   Souvent l’on est flanqué
  8   D’Apollinaire
  9   Qui s’en vient musarder
 10   Chez nos misères
 11   C’est bête, on voulait s’amuser
 12   Mais c’est raté
 13   On était trop fauchés

 14   Regardez-les tous ces voyous
 15   Tous ces poètes de deux sous
 16   Et leur teint blême
 17   Regardez-les tous ces fauchés
 18   Qui font semblant de ne jamais
 19   Finir la semaine
 20   Ils sont riches à crever
 21   D’ailleurs ils crèvent

 22   Tous ces rimeurs fauchés
 23   Font bien des rêves quand même
 24   Ils parlent le latin
 25   Et n’ont plus faim
 26   A Saint-Germain-des-Prés

 27   Si vous passez rue de l’Abbaye
 28   Rue Saint-Benoît, rue Visconti
 29   Près de la Seine
 30   Regardez le monsieur qui sourit
 31   C’est Jean Racine ou Valéry
 32   Peut-être Verlaine

 33   Alors vous comprendrez,
 34   Gens de passage,
 35   Pourquoi ces grands fauchés
 36   Font du tapage
 37   C’est bête
 38   Il fallait y penser
 39   Saluons-les
 40   A Saint-Germain-des-Prés




Pour les étudiants de FLE :

Il n’y a pas de difficulté majeure dans cet extrait, à l’exception de l’expression assez rare de Courir le guilledou qui signifie rechercher et multiplier les aventures amoureuses.




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